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Le Laguiole : fabrication & matières

I-La fabrication artisanale du couteau laguiole : les différents stades de fabrication

Dans un premier temps, nous vous présentons les différentes étapes qui constituent la fabrication artisanale des couteaux laguioles ARBALETE G. DAVID. Voici les principales étapes de la fabrication que nous allons vous détailler :

-découpage et fabrication des lames

-traitement thermique

-forge des mitres

-découpage et façonnage des manches

-Montage ajustage

-ressuivage

-polissage

-affilage

-contrôle et essuyage

 

1-Découpage et fabrication des lames

C’est la première étape de fabrication, là commencent à se dessiner les pièces composant le couteau.
Dans le jargon coutelier, ces pièces sont nommées « fournitures ».
La découpe est réalisée grâce à des découpoirs actionnés manuellement par un de nos compagnons.
Chez nous la fabrication est manuelle.
Les différentes formes sont donc issues de matrices (moules à la forme des différentes pièces).
L’atelier de découpage nous permet de transformer des matières brutes de premier choix : Acier inox 12C27 sandwick (Suède), acier carbone laiton, maillechort (alliage haut de gamme d’inox).
Lors de cette première étape, nous obtenons les prémices des lames, des mitres, platines, ressorts et abeilles.
Suite au découpage, la fabrication artisanale de nos pièces nécessite un nombre important d’étapes. La lame d’un couteau laguiole fermant totalise plus de 20 étapes de fabrication.

 

2-Trempe

La trempe est un traitement thermique.
Les lames et ressorts sont chauffés dans un four à plus de 900°C, dès la sortie du four les pièces sont trempées (d’où le nom « trempe ») dans un bain d’huile froide.
Le subtil mariage entre le feu, l’air et l’huile offre ainsi une grande résistance et souplesse aux aciers.

 

3-Forge des mitres 

 

4-Découpage et façonnage des manches

Arbalète Genès David possède son propre atelier de façonnage de la corne.

Il est ainsi l’un des derniers défenseurs de ce savoir-faire ancestral.

Nous travaillons à partir de corne brute sciée minutieusement par notre maître cacheur selon la longueur des manches demandée.

Un cacheur est un artisan spécialisé dans le travail de la corne.

Puis, les plaquettes de corne sont chauffées dans un four à charbon qui ramollie la corne, celle-ci est alors pressée dans un moule qui donne la forme du manche.

Le manche est ensuite détouré et enfin aplani par une meule.

Le résultat de ce travail est un manche en corne pressée, prêt à l’assemblage.

Les bois précieux et les matières nobles telles que la pointe de corne, l’ivoire ou encore l’os de girafe sont façonnés par nos maîtres couteliers lors du montage.

 

5-Montage et ajustage

L’ajustage et le montage artisanaux et traditionnels de votre couteau sont réalisés manuellement par une seule et même personne, contrairement à un couteau industriel dont les étapes sont répétées à la chaîne ou par une machine.

Chaque pièce est unique puisqu’elle est réalisée à la main par notre maître artisan.

À titre d’exemple, un laguiole dit « trois pièces » (lame, poinçon et tire-bouchon) ne nécessite pas moins de 186 opérations.

Les platines et les ressorts sont percés manuellement avec une grande finesse.

Dans le souci d’obtenir un ajustage précis pour chaque couteau, nos compagnons spécialisés préparent les platines et le ressort à la lime et à la meule.

Pour une pièce avec ressort forgé, notre compagnon guilloche met tout son savoir-faire au façonnage, à la lime, de la lame, du ressort et de l’abeille, réalisant ainsi une œuvre unique.

Les manches sélectionnés pour leur qualité et leur esthétique sont ensuite façonnés, percés et ajustés.

Notre maître coutelier va alors réaliser avec une haute précision l’ajustage et le cloutage. Votre couteau Genès David est ainsi assemblé « à l’ancienne » avec des rivets et non avec des vis industrielles.

Le dos de lame est guilloché soit au touret soit à la lime.

 

6-Ressuivage

Votre couteau est ensuite contrôlé tant pour sa mécanique que pour son esthétique (montage, ajustage et finition).

 

7-Polissage

Le polissage est l’étape de finition de votre couteau, pour les lames : brossage mat, lustrage poli « glace ».

Notre nouveau procédé brossage/lustrage donne un rendu semi-mat particulièrement esthétique à la lame.

Il en est de même pour les mitres.Les manches quant à eux sont polis ou bien lustrés suivant les matériaux employés ou le rendu final prévu.

 

8-Affilage

La lame de votre couteau est affilée et aiguisée à la meule par un artisan spécialisé.

 

9-Essuyage contrôle emballage

Votre couteau est contrôlé une nouvelle fois, puis nettoyé et essuyé avant d’être emballé.

 

 

II-Description des différentes pièces constituant le couteau laguiole Arbalète G. David

Dans un second temps, nous allons vous présenter les différentes fournitures (terme coutelier utilisé pour désigner les pièces métalliques qui constituent le couteau artisanal) qui constituent le couteau laguiole Arbalète Genès David:

-la lame

-le ressort

-l’abeille (également appelée mouche dans le vocabulaire des couteliers)

-les mitres

-les platines

-le tire-bouchon

-le poinçon

 

 1-La lame

La manufacture G. David développe une large gamme d’acier et de finition pour ses lames.

 

PHOTO D’ILLUSTRATION 

-Lame en acier inoxydable 12C27 est l’acier utilisé pour les gammes courantes  des laguioles de poche. Le 12C27 est un acier suédois de haute qualité développe par Sandvick. Sa qualité d’affûtage est bien supérieur à l’acier 440 qui. Toutes les lames inox des couteaux de poche Arbalète G. David sont en acier 12C27 que ce soit le laguiole, Le Thiers, et les couteaux régionaux.

 

PHOTO D’ILLUSTRATION

-Lame en acier carbone (également appelé acier fin) sont les lames de tradition par excellence. Les gammes historiques de couteau Arbalète étaient intégralement en acier carbone. Les lames en acier carbone conservent d’avantage leur tranchant qu’une lame inox à usage égale. En revanche, l’acier carbone s’oxyde. Il est donc nécessaire de graisser régulièrement la lame en acier carbone. Enfin, ce type d’acier noircit dans le temps.

 

PHOTO D’ILLUSTRATION

-Lame brute de forge est une lame en acier carbone martelée. Avec son aspect authentique la lame brute de forge est très appréciée des collectionneurs. Elle possède les mêmes caractéristiques que les lames en acier fin.

 

PHOTO D’ILLUSTRATION

-La lame à l’ancienne est une lame en acier carbone vieillit. La manufacture ARBALETE G. DAVID développe cette exclusivité qui ravira les grands amateurs de couteaux laguioles authentiques. La lame à l’ancienne possède les mêmes caractéristiques que la lame en acier carbone.

 

PHOTO D’ILLUSTRATION LAME DAMAS 

-La lame Damas 

Article en cours de rédaction. Merci de votre compréhension.

 

2-Le ressort

Il existe une grande variété de guillochages. Les ressorts peuvent également être totalement lisse. Ce type de variété de ressort ne  s’applique pas uniquement au couteau laguiole mais il s’applique à tous les couteaux pliants : Le Thiers, Laguiole, Pradel, Aurillac,….etc

 

PHOTO D’ILLUSTRATION

les ressorts lisses sont initialement des modèles de traditions. La manufacture ARBALETE GENES DAVID développa les ressorts lisses lorsque elle développa la fabrication du couteau de laguiole de façon conséquente au début des années 1950 en fabriquant entre autre en sous-traitance les couteaux estampillés aux noms des coutelleries du village de Laguiole. A titre d’information, la manufacture Arbalete G. David produit encore aujourd’hui en sous-traitance pour les couteliers et les coutelleries du  village de Laguiole dans l’Aveyron.

A l’époque, ce type de modèle était accompagné d’une abeille totalement lisse elle aussi.

 

PHOTO D’ILLUSTRATION

les ressorts guillochés machine accompagne les couteaux laguioles de la gamme classique avec une abeille soudée. Le guillochage machine est appliqué sur le ressort à partir d’une matrice montée sur une presse. Cette méthode permet alors de réaliser un guillochage avec un coût de production maîtrisé. Les ressorts sont toutefois guillochés pièce par pièce par un artisan dédié à la fabrication des fournitures.

 

PHOTO D’ILLUSTRATION

les ressorts guillochés main est une finition plus haut de gamme que l’on retrouve pour les collections Laguiole Forgé et Laguiole Prestige. Le guillochage est ainsi réalisé manuellement à l’aide d’une lime et d’un touret. Chaque monteur ajusteur a sa propre signature, son propre guillochage. De même, les guillochages étant réalisés manuellement les couteaux artisanaux Arbalete G. David sont donc uniques puisqu’ils sont réalisés et signés par la main de l’artisan.

 

PHOTO D’ILLUSTRATION 

les ressorts ciselés main est la finition d’excellence des couteaux Arbalète Genès David. Le ciselage est une finition plus fine que le guillochage manuel. Le ciselage est appliqué sur les couteaux des gammes prestige et excellence. Chaque couteau ciselé est unique puisque le ciselage est réalisé finement par la main de l’homme.

 

3-L’abeille (ou mouche)

Une légende populaire raconte que Napoléon aurait octroyé le droit au Aveyronnais d’utiliser l’abeille, emblème impérial, sur leur couteau laguiole pour les récompenser de leur bravoure sur les champs de bataille. Cela reste bien entendue une légende populaire, et rien aujourd’hui n’atteste de la véracité de cette légende.

L’abeille ou « mouche » existe sous deux versions bien distinctes : abeille soudé et abeille forgé.

 

PHOTO D’ILLUSTRATION

-L’abeille soudée (ou abeille rapportée) est comme son nom l’indique à la base une pièce détachée distincte du ressort du couteau. Cette abeille est ensuite soudée sur le  ressort. En règle générale, le ressort avec abeille soudé est accompagné d’un guillochage machine sur le ressort.

 

PHOTO D’ILLUSTRATION

-L’abeille forgée constitue une seule et même pièce avec son ressort. Le ressort avec abeille forgé est généralement accompagné de finition fait main tel que le guillochage ou bien le ciselage.

Les abeilles forgées correspondent aux pièces haut de gamme de la fabrication des couteaux laguiole pliant artisanaux Arbalète G. David.

 

PHOTO D’ILLUSTRATION

-Le Trèfle forgé est un modèle de grande tradition développé par Arbalète Genès David depuis plusieurs décennies.

 

4- Les Mitres

Les mitres sont les pièces métalliques qui se situent aux extrémités du manche. Il peut y avoir une mitre ou deux mitres sur la platine.

Les mitres existent avec différents types d’acier: laiton, inox et maillechort. Ce sont à la fois des pièces d’ornement et à la fois un gage de solidité.

PHOTO MITRE LAITON 

PHOTO MITRE INOX 

PHOTO MITRE MAILLECHORT

 

5-Les platines

Les platines sont le deux pièces qui se situent de part et  d’autre du ressort.Par ailleurs, les platines supportent les manches.

Il existe différentes variantes, les modèles simple platine et les modèles doubles platines.

De même, les platines peuvent être lisses ou guillochés.

PHOTO D’UN MODELE SIMPLE PLATINE

PHOTO D’UN MODELE DOUBLE PLATINE

PHOTO DE PLATINE GUILLOCHE

 

 

6-Le Poinçon

On retrouve le poinçon sur le laguiole 2 pièces Poinçon et sur le laguiole 3 pièces (poinçon et tire-bouchon).

Le poinçon apparait sur le laguiole droit dès 1840, c’est alors Pierre-Jean Calmels qui fait alors évoluer le laguiole. L’apparition de poinçon répond à une demande des bergers. Le poinçon servait alors à percer la panse des bovins et des ovins lorsqu’elle gonflait d’avoir manger trop d’herbes.

PHOTO DU LAGUIOLE 2 PIECES POINCON EN CORNE PRESSEE

PHOTO DU LAGUIOLE 3 PIECES (POINCON ET TIRE-BOUCHON) 

 

7-Le Tire-bouchon

On retrouve le tire-bouchon sur le laguiole 2 pièces, 3 pièces et sur le modèle Grande Nature. Il existe également un modèle laguiole sommelier.

Dans les années 1880, le couteau laguiole s’enrichie d’une troisième pièce : le tire-bouchon. Les bougnats partis à la conquête des cafés parisiens ne sont sans doute pas étrangers à cette évolution.

PHOTO LAGUIOLE 2 PIECE TIRE-BOUCHON