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Laguiole Arbalète à la une de « La Montagne »

Laguiole Arbalète Genès David a eu l’honneur de faire la une du journal La Montagne, jeudi 20 février 2014, et avec une pleine page intérieure. Extraits.

« L’entreprise Arbalète Genès David lance un Laguiole épuré vendu 30 € dans le commerce
Si Arbalète Genès David mise ces dernières années sur le haut de gamme, la coutellerie saint-rémoise garde plusieurs flèches à son arc. Son dernier tir : elle vient de lancer un Laguiole à tout petit prix.«Le Made in France, c’est très bien, mais ce n’est pas dans mes moyens. » À force d’entendre ce refrain, l’entreprise Arbalète Genès David a répondu par son propre couplet : « Pour démontrer qu’on peut faire du Made in France pas trop cher, on a créé un Laguiole de poche fabriqué à Saint-Rémy mais au prix des couteaux faits au Pakistan, puisqu’il sera vendu 30 € dans le commerce », annonce Pierre-Edouard Morin, directeur de la coutellerie basée à Saint-Rémy-sur-Durolle. »

« Le Thiers, une très bonne alternative par rapport au Laguiole

Chiffre d’affaires stabilisé, gamme renouvelée et développement à l’export : le point sur l’entreprise Arbalète Genès David avec son directeur, Pierre- Edouard Morin.

Comment se porte l’entreprise aujourd’hui ? On peut considérer qu’on a stabilisé le chiffre d’affaires, à 800.000 €, après quelques années difficiles, puisqu’il a baissé de 15 % sur les trois dernières années. Beaucoup de produits traditionnels sont en chute.On s’en sort parce qu’on innove énormément, qu’on est présent dans les salons, qu’on sort un nouveau catalogue tous les six mois… La gamme est transfigurée. On a revu 80 % du catalogue depuis 3\4 ans. On ressort des produits emblématiques de chez nous mais en version luxe. Les volumes baissent en permanence donc pour qu’une entreprise artisanale vive, il faut des produits à valeur ajoutée, ce qui passe par l’innovation et le haut de gamme. Il n’y a qu’à ce prix que l’entreprise Arbalète survivra.

Comment se traduit cette stratégie ? On a développé le ciselage, le ciselage extrafin ou encore l’assemblage de matériaux différents. Par exemple, on va chercher des bois farfelus, comme le bois de Fer d’Arizona (États-Unis), ou on innove en gardant l’écorce dans un manche en buis, ce qu i donne un côté rustique, ou via l’insert de damas dans le manche. J e ne vais pas faire 1.000 pièces par an comme ça, mais la grande période de la folie du Laguiole, où c’était de l’artisanat de type industriel, c’est terminé. Aujourd’hui, les volumes ne sont plus là, mais on a encore notre mot à dire, bien qu’ un nombre de choses incroyables ait été fait sur le Laguiole. Par exemple, le bimatière, qu’on ne trouve pas sur le Laguiole, on vient de le démarrer. On va aussi marteler les abeilles.

Vous misez aussi de plus en plus sur le Thiers… C’est un produit qu’on ne faisait pas il y a 4\5 ans et aujourd’hui, c’est 25 % du chiffre d’affaires. Le Thiers est une très bonne alternative par rapport au Laguiole sur le marché français. Au niveau de l’export, ça commence à prendre mais c’est compliqué car le Laguiole a une notoriété extraordinaire.

L’export, une voie à suivre ? Le chiffre d’affaires sur le marché français baisse d’année en année donc il faut aller le chercher à l’export. Petit à petit, ça commence à prendre. On est à 10 % du chiffre d’affaires à l’export, principalement en Amérique du Nord, un peu en Asie, au Japon. On a un client américain qui nous prend exclusivement du Thiers® et de belles pièces, vendues plus de 200 € sur le marché. On va continuer à se développer à l’étranger, et ça passe aussi par Internet. On est en train de re fondre notre site marchand pour passer à la vitesse supérieure et il sera traduit en anglais et en allemand. »

 

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L’entreprise Arbalète Genès David lance un Laguiole épuré vendu 30 € dans le commerce

 

Le Thiers®, une très bonne alternative par rapport au Laguiole

 

ou sur le site du journal La Montagne :